Le Trail de Toulouse Metropole – Léa Rougeau

La membre du team 5doigts Léa Rougeau nous propose dans cet article un retour sur sa récente participation au 50km du TTM en Vibram FiveFingers. Merci à elle pour ces contributions sur notre blog !

On est le 27 novembre 2016. Je me lance sur le TTM 50km, autrement dit le Trail de Toulouse Métropole ! En écrivant cet article, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour la fin d’année 2015. En effet, à la même date mais à un an d’intervalle, je courais le Trail des berges, l’autre parcours du TTM (article disponible sur leminimaliste.info). Je me souviens que je me prenais à rêver en regardant ceux qui s’apprêtaient à défier la longue distance…. Et aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’émotions que je peux dire : 2016 a été ma chance, ma chance de réaliser un rêve bien plus grand que le parcours en lui-même : faire de la longue distance.

Je suis donc sur la ligne de départ avec, à ma droite, ma volonté, et à ma gauche, l’adrénaline… mes deux ingrédients préférés ! Laz est là… oui Laz alias Gary Cantrell (fondateur du Marathon de Barkley), le seul et l’unique, en chair et en os ! Sa voix si familière réchauffe les cœurs, fait couler des larmes de joie, d’euphorie… Est-ce une coïncidence si cette légende (extra)ordinaire est présente en ce jour si particulier à mes yeux ? A la hauteur de mes capacités, cette course m’apparaissait comme ma « Barkley » à moi.

Quel fabuleux départ… les applaudissements et les encouragements des gens, les sentiments d’impatience et d’excitation qui planaient dans la salle…. Laz a donné le départ en agitant la fameuse cloche, ce qui a donné une dimension mystique à ce départ tant attendu.

Pas de stress physique et mental, pas d’émotions négatives… Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ?

Parlons un peu du parcours… Très roulant puisqu’il n’y avait que 1100 d+ sur la totalité du parcours, ce qui rend la longue distance un peu plus accessible. Nous avons longé les bords de Garonne, sommes passés par le magnifique Pont Neuf, avons filé sur les collines de Pech David, pour continuer dans la campagne et dans la forêt aux alentours de Toulouse. C’était une grande boucle agréable puisqu’on ne repassait presque jamais aux mêmes endroits qu’à l’aller. Mes Spyridon se prêtaient bien au terrain, avec ces chaussures c’est « l’accroche en toute circonstance », c’est pourquoi j’adore les appeler mes « tout terrain ». J’ai vraiment l’impression d’avoir des ventouses aux pieds, c’est jouissif.

Alors que pendant les premiers kilomètres tout allait bien, je courrais cependant avec la crainte de ne pas passer à temps les barrières horaires. En effet, ma stratégie pour finir est d’enclencher le mode « locomotive », autrement dit le « lentement mais sûrement. » Finalement, il n’y eu aucun problème sur la course à ce niveau là, ni à aucun autre niveau d’ailleurs.

Je trottine, contemple, puis le mur des 35kms arriva. J’ai mal aux jambes, j’en ai marre. Je puise alors en moi le plaisir de contempler, et surtout je respire. Pendant les 15 derniers kilomètres j’ai couru comme je pratique le Yoga, en me concentrant sur mes sensations et en prenant conscience de ma respiration. Tout s’apaise en moi, j’ai mal mais je continue. Abandonner n’a jamais été une option.

Pour ce qui est de mon entraînement pour un 50km, suis-je vraiment une référence ? Pour être franche, je n’ai fait que courir régulièrement et avec plaisir, sur du plat, des terrains vallonnés… J’ai renforcé mon corps à l’aide du Yoga et du trampoline de fitness, et mon esprit avec la méditation. Je me suis bien alimentée, j’ai bien bu. Je n’ai pas de montre mais une simple estimation des distances. Mon seul entraînement est le plaisir, la régularité, et la multidisciplinarité. Le corps et l’esprit se tiennent la main et sont entraînés ensemble à ma manière. Qu’en est-il pour vous ? Vous êtes-vous déjà lancés ?

Pour finir, j’aimerais partager avec vous mes moments préférés, et peut-être me ferez vous part des vôtres par la suite.

J’ai aimé la sensation de l’effort long, de son impact sur mon corps. J’ai aimé revenir à mes instincts, c’est-à-dire : boire, manger, courir, regarder… J’ai aimé rencontrer des gens formidables, courir et passer la ligne d’arrivée avec eux. Nous étions les derniers de la course, ce qui a donné cette saveur si spéciale à ce parcours… Je n’étais jamais arrivée dans les derniers, et c’est certainement ma plus belle expérience en tant que coureuse. Ma seule performance était de finir (j’ai passé la ligne d’arrivée après 7h03 de course). J’ai aimé les « ravitos » et les bénévoles qui réchauffaient mon cœur et me permettaient de souffler un peu… J’ai aimé recevoir des messages de mes proches sur le parcours. Cela m’a réconfortée et poussée de regarder le ciel et de penser à ma famille réunionnaise, si aimante et présente.

Pour finir, je tiens à dédier cet article à tous les gens qui étaient présents ce jour-là, qui m’ont enlacée, soutenue… Ugo, Sarah, Freddy, Olivia et Nico, un grand merci du plus profond de mon cœur.

S’il y a bien une des plus grandes forces qu’on puisse avoir sur un parcours qui nous demande tant d’efforts…. C’est celle du soutien de ceux qui croient en nous.

Si vous avez un rêve, mettez tout en œuvre pour le réaliser, battez-vous et accrochez-vous car la récompense est à la hauteur des efforts fournis. Et surtout…. croyez en vos rêves car vos espoirs et votre détermination vous mènerons au plus près des étoiles…

Mónica Lacoma (7 Posts)


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2 commentaires

  1. Encore « Bravo » Léa… Ce fut une sacrée aventure… la tienne, qui ressemble étrangement à mon premier 50km à Gruissan, certainement plus cassant un peu plus de dénivelé, mais dans ton récit, je retrouve ces sensations. J-Marc…

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